Étape 1: Faites un plan.

Saviez-vous qu’il serait possible d’avoir un potager presque sans entretien? Qu’il n’y aurait aucun arrosage manuel, fertilisation chimique ou crainte de voir tous ses fruits ou légumes dévorés par les hordes d’insectes ou détruits par une quelconque maladie ou champignon.

Étape 2: Délimitez le terrain

En effet, le potager deviendrait un organisme vivant en soi, se régulant seul tout en augmentant sa productivité de manière naturelle. Avec quelques concepts de base empruntés à la permaculture, notamment la proximité d’une source d’eau et une construction de départ appropriée, la production de fruits et de légumes deviendrait une tâche ultra simplifiée.

Étape 3: Buttez en creusant vos sentiers

Avec la collaboration de Madame Suzanne Gendreault, celle-ci m’a remise quelques photographies (explications à l’appui) suite à sa formation sur lesquelles on peut visualiser la mise sur pied d’un jardin autofertile respectueux de l’environnement mais aussi destiné aux jardiniers écologiques. La plus grande dépense d’énergie, ce sont les premières étapes.

Étaoe 4: Creuser le tour du jardin

Par la suite, il y aura une période d’adaptation mais le potager devrait se régir de lui-même et s’autoréguler. 

Par exemple, comme un organisme vivant cherchant à combattre une maladie, une invasion de pucerons encliencherait un mécanisme de défense en amenant un prédateur au jardin. Sachant qu’il y trouverait de la nourriture, il s’y installerait et avec le temps, l’invasion serait contrôlée.

Étape 5: Aplanissez vos buttes

Pour cela, vous devez faire amende honorable et vivre avec un nombre de pertes minimes puisqu’on vise l’harmonie au potager sans utilisation de pesticides ou d’herbicides.

Mais encore là, une laitue se sentant attaquée, aurait le réflexe de produire davantage de feuilles, augmentant du même coup sa production. L’insecte nuisible (on ne parle pas d’infestation) deviendrait à son tour source de production par le réflexe de survie de la plante. Vos plantes s’en trouverait stimulées.

Étape 6: Enlevez vos démarquations

Mais il n’y a pas juste ça, l’augmentation de votre productivité tient aussi aux buttes. Ainsi, au lieu de planter seulement à  l’horizontal, vous pouvez aussi semer sur les pentes. Certaines études montrent qu’en utilisant cette méthodes vous pouvez tripler votre production avec le même espace.  Il n’y a pas de limites géographiques à la mise sur pied de votre jardin, il pourra être petit ou énorme, au Nord ou au Sud, etc.

Étape 7: Installez les tuyaux d’irrigation

Qui plus est, un autre avantage non négligeable est l’absence de labour.

En effet, en évitant le « brassage » de la terre, vous contribuez à protéger les micro-organismes utiles à la croissance des racines des plantes. Encore une tâche de moins à faire au printemps ou à l’automne.

D’ailleurs en ayant des sentiers, cela empêche le compactage de la terre et les racines se trouvent à bénéficier d’un maximum d’aération.

Étape 8: Installez vos tige de fer pour les grimpantes

De nombreuses personnes aux prises avec des maux de dos trouveront cette solution idéale car les aliments ssont surélevés.

Nous vous proposons 12 étapes imagées pour mieux visualiser la réalisation de votre propre jardin autofertile. En gang, vous pourrez tout faire en une journée. Invitez donc quelques amis. Peut-être que ça leur donnera des idées pour leur propre potager.  

Étape 9: Paillez buttes et mettez cartons à la base

En fait, vous pouvez cliquer sur les images. J’ai cru pertinent augmenter la résolution pour que vous puissiez bien voir les détails.

Pour les personnes intéressées à approfondir le sujet, le centre nature et santé, une entreprise située dans les Laurentides, montre, photos à l’appui, une autre version de ce type de jardinage « ami de l’environnement ».

Pour d’autres, le site suivant permet d’ajouter des infos complémentaires, mesures et chiffres en prime, non mentionnées dans cet article.

Étape 10: Protégez les plantes sensibles au froid

En fait, il est intéressant de noter qu’il n’y a rien de nouveau avec cette type de culture car les amérindiens appliquaient les mêmes techniques, bien avant l’arrivée de Jacques Cartier.

En effet, selon les principes des 3 soeurs, les femmes amérindiennes cultivaient sur buttes, le maïs, la courge et le haricot. Le jardinage autofertile est donc une manière améliorée de ce mode d’agriculture.

Étape 11: Plantez vivaces et annuelles

Saviez-vous que:
Pour être capable de générer des surfaces cultivables en terrains boisés, les hommes Iroquois arrachaient l’écorce des arbres pour les dénuder à l’aide de haches en pierre. N’ayant plus aucune protection, les arbres mourraient et l’absence de feuilles créait des aires ensoleillées. Ils brûlaient les arbres morts pour éclaircir encore davantage la zone à cultiver. 

Dès lors, les femmes pouvaient creuser avec une houe en bois le sol forestier et fabriquer des buttes de terre d’un mètre de diamètre espacés les uns des autres d’un mètre.  

Étape 12: Paillez le carton

C’est sur ces buttes qu’ils y plantaient leur maïs, les courges et les haricots, une association baptisée « les trois soeurs ». À eux trois, ces aliments représentaient 70 à 80% de leurs calories consommées quotidiennement, 

Merci à Madame Suzanne Gendreault pour les photographies et les explications.

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