Melon Aubin en 1925 (photo: Institut Fraser Hickson)

Le melon Aubin a attiré notre attention il y a plusieurs mois et nous souhaitions aujourd’hui faire une petite mise au point sur ce fruit.

En fait, ce cultivar est une souche du melon de Montréal; comme l’était les souches Décarie ou Gorman des noms des familles ayant acquis les droits de propriété de cette variété au début du 19e siècle. Chaque lignée possèdaient ses propres petites distinctions et celui-ci ne fait probablement pas exception. Par exemple, le Décarie était plus rond comparé au Gorman.
Famille Aubin (1934)

Famille Aubin (1934) Fred Aubin au centre (Source: Fred Aubin)

Grâce à un micro-climat, les terres du côteau Saint-Pierre, aujourd’hui Notre-Dame-de Grâce, ont été des endroits de prédilection pour la culture de ce melon. Ils atteignaient parfois jusqu’à 10 kilos, comme ci-haut dans les jardins de Roméo Aubin (à gauche de la photographie), en compagnie d’un inspecteur du ministère de l’agriculture.

Fred Aubin (source: Le Point, 19 nov. 2002)

Fred Aubin (source: Le Point, 19 nov. 2002)

C’est d’ailleurs parce que son fils, Fred Aubin (1929-2003) aurait été le dernier producteur de melon de Montréal de la Falaise St-Jacques à Notre-Dame-de-Grâce que les dernières graines ont été nommées en son honneur par sa fille Debra Aubin.

Le fruit est décrit comme:
pouvant peser de 3 à 6 kg, voire même 10 kg. Melon côtelé, à écorce réticulée vert-beige, de formes variables, plus ou moins ronds, brodé à rainures verticales. Grande cavité au centre. Chair tendre et délicieuse, vert -pâle, juteuse, extrêmement sucrée et très parfumée. Saveur douce épicée de muscade. Maturité: 90 jours
Melon Aubin (source Le Point 19 nov. 2002)

Melon Aubin (source Le Point 19 nov. 2002)

Consultez notre article sur le melon de Montréal pour en connaître davantage sur ce fruit du teroir québécois.
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