ail Northern Quebec

Il est très facile de produire de l’ail. Ce n’est qu’une question d’étape. Ça fait maintenant 9 ans qu’on en cultive et mis-à-part quelques déboires, c’est une culture plus facile qu’on le croit.

En fait, comme tout bulbe, vous aurez à choisir les plus beaux spécimens exempts de virus, maladies ou cicatrices.

Pour notre part, nous prenons plusieurs échantillons sur l’ensemble de nos plus belles gousses pour nous assurer une bonne diversité génétique. Évitez l’ail des épiceries. Irradié, peu adapté à nos régions froides ou infecté par des virus. Bref ne prenez aucune chance. Pour alléger le texte, le lien suivant vous montrera les étapes imagées de plantation. Vous pouvez vous y fier sans problème car nous l’avons expérimenté plusieurs fois.

Important (1): prévoyez une bonne irrigation de votre sol car plusieurs variétés d’ail n’aiment pas avoir les racines constamment mouillés.  Dans les saisons de fortes pluies, nous avons presque perdu toute la production d’un cultivar plus sensible.

Important (2): Mettez toujours un paillis de feuilles mortes ou de paille sur vos bulbes après le premier gel, ça les protégera contre les gels et dégels successifs s’il n’y  a pas un couvert de neige suffisant. En plus, ça empêchera les mauvaises herbes de pousser. L’ail n’aime pas la compétition.

Fleur d’ail (image: http://jardinsshefford.com)

Arrive le moment, vers la mi-juin où vous pourrez récolter votre fleur d’ail. Cette étape est importante car en supprimant cette partie, l’énergie épargnée se concentrera vers le bulbe pour en augmenter sa taille. Ne la jetez surtout pas car elle se consomme de différentes manières:

  • Quiche à la fleur d’ail
  • Pain au beurre de fleur d’ail
  • Vinaigrette à la fleur d’ail
  • – et j’en passe.
  • ail à tige molle

    Récoltez vos bulbes (nous utilisons une fourche à bêcher) vers la fin juillet et enlevez grossièrement la terre. Laissez-les sécher dans un endroit sec et aéré avec la tige. Pour l’ail à tige molle, attachez-les ensemble et suspendez-les. Lorsqu’ils seront prêts (vers le début septembre), vous pourrez les tresser. Pour l’ail à tige dure, comme c’est le cas pour bon nombre d’anciens cultivars, mieux vaut trouver des surfaces planes à l’abris des intempéries. Pour les petites productions-maisons, j’ai transformé de vieux moustiquaires trouvés au bord de la rue, en séchoir. Vous pourrez aussi en faire le tressage si vous le souhaitez mais ça demande plus de dextérité.

Rendu en début septembre, lorsque l’ai est séché, je demande la contribution de ma famille pour un POW WOW de mise en beauté de l’ail. On coupe le surplus de tige (au-dessus du bulbe), on enlève la première petite pellicule qui sera devenue comme une mince feuille de papier séchée et comme par magie, toute la terre séchée mais encore collée disparaîtra.TADAM! Une belle grosse gousse d’ai prête à mangerl.

Pour la conservation, rien de plus facile. Mettez vos bulbes dans un sac de papier à l’abri de la lumière dans un endroit sec. Évitez à tout prix, comme la majorité des gens le font, le réfrigérateur. L’humidité nuit fortement à la conservation de l’ail. Dans de bonnes conditions, il se conservera presqu’une année. Et le cycle recommencera en automne vers la mi-octobre.

Pour ceux et celles qui aimeraient se lancer dans cette production, je vous suggère de lire cet article du Soleil.

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