En créant ce blogue il y a presqu’un mois, je me suis dit: « Bof!, s’il est lu un jour, je serai très content ». Ce n’était pas mon but d’avoir 3 000 visiteurs quotidiens comme les banlieusardises (mes respects pour cet accomplissement).  J’avais davantage le désir de partager mes découvertes accumulées depuis des années sur un sujet pointu (les fruits et légumes rares du Québec) mais surtout des anecdotes cachés dans les mémoires, des vieux écrits, des vestiges enterrés dans les potagers de grands-parents et sur le point de disparaître. J’avais le besoin d’aider mes semblables aux intérêts convergents en facilitamt leur compréhension, leur apprentdre un savoir ancien, presque perdu et à la limite les divertir sur des coutumes qu’on pourrait qualifier de farfelues aujourd’hui. Et qui sait, peut-être y aurait-il quelqu’un pour alimenter la flamme à son tour.   

Bien que j’avais eu quelques commentaires (merci à Mijo, Tarzile, Manon Robert et François Marginean),  cet état d’esprit m’habitait encore il y a quelques jours lorsque j’ai découvert l’application « statistiques de fréquentation » du site. AYOYE! J’ai des pointes de 30 personnes et plus par jour; pas juste un fois, de nombreuses reprises. J’étais tellement sceptique. Sûrement mes propres clics me suis-je dit. Juste des amis sympathiques pour m’encourager pensais-je du même coup.  Du tout. DES LECTEURS ASSIDUS!!!!!  Pour ceux qui ont un blogue, vous avez sûrement vécu ce sentiment en prenant conscience que vos écrits ne sont plus un simple journal intime mais bel et bien un livre ouvert sur le monde. GLURP! Fallait avaler un peu. Mes doigts se sont montrés tout à coup hésitant sur le clavier. En éliminant l’aspect « professionnel », je devenais graduellement un médiateur du patrimoine vivant soit:

Les « médiateurs du patrimoine vivant », quelle que soit leur discipline spécifique, constituent une famille professionnelle à part entière et jouent un rôle clé dans la transmission, la sauvegarde, la diffusion et la mise en valeur du patrimoine vivant québécois…. Les porteurs de traditions qui mettent en pratique leurs compétences pédagogiques seront désignés comme des « médiateurs du patrimoine vivant ». L’enjeu de la professionnalisation concerne cette capacité de perpétuer la transmission du savoir et du savoir-faire afin de préserver et de garder bien vivant le patrimoine culturel immatériel québécois et, notamment, de former une relève.   

Vous pouvez consulter la charte des compétences de cette profession créée en octobre 2009 par le Conseil Québécois des Ressources Humaines en Culture en collaboration avec le Conseil Québécois du Patrimoine Vivant .

J’en profites pour vous informer qu’il existe aussi un réseau pour les jardiniers des sites historiques.  Cette association en est à ses débuts. Si vous êtez intéressés à vous y joindre, communiquez avec Simon Taylor au château Dundurn à Simon.Taylor@hamilton.ca ou par téléphone au 905-546-2872 ou encore avec Bob Wildfong du semencier du patrimoine au bob@seeds.ca ou 519-505-7814.

Je tiens finalement à remercier toutes les personnes qui contribuent, de près ou de loin, à alimenter la connaissance de notre patrimoine agroalimentaire via cet humble blogue. Bonne journée!

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