L’abbé Maurice Proulx

Peu connu de notre histoire québécoise, l’abbé Maurice Proulx, fils d’agriculteur, se veut un pionnier de notre 7e art. Prêtre catholique, il touchera également durant sa vocation ecclésiastique à l’agronomie, le service social et, durant les années 1930, au cinéma de manière autodidacte. Touche-à-tout, il deviendra élève et proche collaborateur du premier ministre libéral Joseph-Adélard Godbout où, il sera, pendant 20 ans, le cinéaste officiel du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis. « Créateur d’images » de son temps, il mettra en valeur les réalisations du chef. Avec  son regard de cinéaste, il jettera aussi un des rares points de vue engagé, mais franc, sur la société agricole et rurale québécoise de l’après-guerre.

L’abbé Proulx filme un homme se préparant à semer, entre 1940 et 1950. (source: Société historique de la Côte-du-Sud)

Patrimoine national depuis 1977, on dira de lui que:

…son oeuvre cinématographique unique demeure l’une des seules fenêtres visuelles et sonores aujourd’hui disponibles sur le Québec d’autrefois. …. la caméra de l’abbé Proulx permet de mieux comprendre cette société un peu trop «noircie» par la mémoire.

Pour les personnes intéressées à connaître encore davantage la contribution et l’histoire de l’homme, consultez un extrait du livre biographique intitulé « dans la caméra de l’abbé Proulx ». Pour vous donner une idée d’un de ses documentaires, je vous suggère la vidéo ici-bas. D’autres références visuelles vous attendent sur la chaîne YouTube des archives nationales du Québec.

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