Haricot Sacré-coeur (photo: Louis Chevrefils)

Haricot Sacré-coeur (photo: Louise Chevrefils)

Ça prend du temps mais on y arrive! Pourquoi cette affirmation?
Simplement parce qu’il nous aura fallu 3 ans et quelques mois pour identifier correctement cette variété de haricot mais surtout… prendre le temps de faire les corrections sur notre blogue.

En effet, nous avions mis en lumière certaines infos et heureusement, de bonnes âmes nous ont mis sur la bonne voie. L’expérience et les connaissances s’apprennent avec le temps. Merci de les partager avec tant de générosité.

Tout a commencé par cette simple description dans le catalogue annuel du semencier du patrimoine en 2010:

Cultivé par la famille Larochelle de Saint-Fayare depuis au moins 2 générations.

« Saint-Fayare »… c’est où au Québec? Jamais entendu parlé et rien dans le répertoire des municipalités du Québec ni en cherchant parmi les anciens noms. C’est fou comme une erreur de typographie peut engendrer de la confusion et transformer « Saint-Lazare » en « Saint-Fayare ».

Qui plus est, avec une citation « depuis au moins 2 générations » et ce réflexe qu’on les gens de copier-coller du texte sans se poser de questions, celle-ci sera écrite de la même manière dans 100 ans.

Toutefois, il est intéressant de noter que son histoire pourrait bien débuter chez nos cousins Français et cela, depuis plusieurs siècles.

En effet, ce haricot a été vu sous cette appellation par Annie Richard (pas de lien de parenté avec moi) au Château Labourbansais, un édifice construit au 16e siècle. Les jardins y sont conçus comme un outil pédagogique. Ils s’inspirent du « Potager du roi » de Versailles et les visites guidées se basent sur l’histoire des plantes, légumes et jardins. Est-ce le même? Ça serait un voyage formidable à suggérer à ma conjointe pour valider mais ne lui dites pas. Hi!, Hi!, Hi!.

Néanmoins, il est fort à parier qu’une telle souche puisse provenir d’Europe et s’être adaptée à notre climat puisque bon nombre de légumes sont arrivés ici avec les immigrants. Considéré comme de « culture facile et de bonne production », il n’en aurait pas fallu bien plus pour qu’il soit adopté et reproduit ici.

De plus, le sacré-coeur a été offert autrefois dans le catalogue des « Semences Laval », une entreprise achetée en 1989 par Norseco,  jadis W.H Perron (fondée en 1928). Il nous faudrait maintenant obtenir des semences pour vous dresser un meilleur aperçu de la plante et de ses distinctions. On vous ré-écrira ça avant, je l’espère, un autre 4 ans. Encore merci à Louise Chevrefils et Annie Richard pour leurs participation.

 

 

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