Pomme Belley (source: Radio-Canada / La semaine verte)

sepPomme Belley (source: Radio-Canada / La semaine verte)

Des pommiers résistants à l’Île Nepawa en Abitibi. Qui eut cru qu’une pomme pouvait pousser et surtout survivre si loin au nord du Québec.

Thomas Belley (source: Radio-Canada / La semaine verte)

Thomas Belley (source: Radio-Canada / La semaine verte)

Au départ, nul ne laissait présager qu’un environnement aussi inhospitalier (-30 degrés) puisse accueillir un pommier. C’est peut-être même le hasard qui a poussé Thomas Belley à planter en 1945 cette variété dont on a perdu le nom. En venant s’y installer dans les années 1930-1940, soit durant  la période de colonisation, le foin semble avoir été la seule récolte qui eut été faite sur l’île. Il est d’autant plus surprenant que ce pommier produisant de toutes petites pommes ait pu survivre près de 30 ans, une survie qu’on estime dû au micro climat créé par le lac entourant l’île. Mais c’est cette petite pomme produisant une purée rose qui a séduit Pierre Drapeau lorsqu’il s’établi sur les terres de Monsieur Belley à la fin des années 1970.

Pierre Drapeau (source: Radio-Canada / La semaine verte)

Pierre Drapeau (source: Radio-Canada / La semaine verte)

De fait, il a commencé à rêver à un verger nordique vers la fin des années 1970 après avoir constaté qu’il était possible pour lui de faire pousser ce fruit. Il est probablement aujourd’hui le propriétaire du verger le plus au nord du Québec. Et les sceptiques auront été confondus. Par exemple, en 2006 il cultivait au moins 10 variétés de pommes et de prunes résistantes développées dans l’Ouest du Canada, de la Russie et celle-ci nommée en l’honneur du premier occupant du terrain. L’arbre-mère n’existe plus mais c’est grâce à lui si la variété a survécu et ce, en greffant des branches à de jeunes pommiers poussant sur son terrain.

Pierre Drapeau avec un pommier greffé de la variété Belley(source: www.terroiretsaveurs.com)

Pierre Drapeau avec un pommier greffé de la variété Belley(source: http://www.terroiretsaveurs.com)

Il se désole d’ailleurs de la perte éventuelle de ce patrimoine génétique extraordinaire. Sans personne pour prendre la relève, toutes ses connaissances acquises depuis ces 40 dernières années se retrouvent dans sa tête. Peut-être qu’un jour il écrira ses mémoires!! Qui sait!! Ce serait un beau legs à l’humanité. Pour les intéressés, depuis 2001, le verger est ouvert au public et les groupes.

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