Ayant fait, moi et ma conjointe, chacun une Maîtrise universitaire, nous avons dû produire un projet de recherche (essai ou mémoire) pour l’obtention de notre diplôme.

Pour ma part, cette partie de ma formation m’a amené à identifier une question découlant d’une problématique liée à mon domaine d’études. Pour y répondre, l’une des premières étapes a été la recension des écrits sur le sujet.

Ainsi, lorsque nous nous sommes penchés sur l’étude des anciennes variétés du Québec, notre réflexe premier a donc été aussi de scruter la documentation sur ce thème pointu. Elle était bien mince ou du moins bien cachée. Et lorsqu’une source crédible nous arrivait entre les mains, nous nous précipitions aux pages des références pour constater le sérieux de la réflexion et du bien-fondé des propos. Mais aussi (hi!, hi!, hi!) gagner du temps en identifiant directement les documents les plus susceptibles de rejoindre nos intérêts et les consulter.

Quand même, si quelqu’un s’est donné la peine de fouiller, pouquoi refaire les mêmes efforts. La misère est optionnelle, non?

C’est ainsi qu’en 2002, nous faisions l’acquisition du livre « Les fruits du Québec, Histoire et tradition des douceurs de la table ».  Écrit par Paul-Louis Martin, historien et ethnologue, il est aussi le propriétaire de la maison de la prune située à Saint-André de Kamouraska dans le Bas Saint-Laurent. Il traite avec beaucoup de rigueur (photographies d’époque, faits véridiques, documents et propos de personnages historiques) de l’évolution de la culture fruitière au Québec, du temps de la colonisation jusqu’à la production industrielle moderne.

Son must, selon le point de vue de ce blogue évidemment, est, entre autre, de décrire les anciens cultivars tels:

  • Les poires: Savignac, Beauté flamande, Bon-Chrétien d’été, favorite de Clapp, Doyenne blanche de Montréal ou Louise Bonne de Jersey
  • Les pommes: Fameuse, Saint-Laurent d’été et d’hiver, Bourassa, Grise de Montréal, Calvilles rouges et blanches, Alexandre, Duchesse, McIntosh, Jaune transparente
  • Les pommettes: Belle de Montréal, Cirée de Montréal, Rouge transcendante, Jaune de Sibérie et Dolgo
  • Les raisins
  • Le melon de Montréal
  • Les prunes: Sauvage, Damas bleue, Reine-Claude de Montmorency et Lombard
  • Les cerisiers: Montmorency, de France et de La Duc de Mai
  • L’abricot et la pêche de Montréal

Sans oublier les petits fruits mais de manière plus générale (fraise, framboise, bleuet, gadelle, groseille, canneberge, airelle et autres petits fruits sauvages).

Aux coûts de 34.95$ en version papier ou 26.21$ en format électronique aux Éditions Septentrion, c’est une belle acquisition de plus de 200 pages à inclure dans votre bibliothèque (murale ou virtuelle), pour l’amateur ou le passionné d’histoire horticole.

Pour un aperçu, dirigez-vous sur Google-livres.

En tous cas, il nous sert fréquemment à identifier des pistes de recherche.
Bonne lecture!

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